Présentation

  • : Famille, amis, futurs volontaires, inconnus... bienvenue ! Voici un blog pour vous faire partager mes aventures en Roumanie tout au long de mon SVE et lors des autres voyages que je vais avoir l'occasion de vivre durant cette année 2010... // Family, friends, futur volunteers, unknowns individuals... Welcome ! This a blog to share with you my adventures in Romania during my EVS and during the other travels I will have the chance to live in 2010...

Recherche

Recommander

Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 19:20

Je clôturerai ce blog en citant des petites phrases écoutées par-ci, par-là, tout au long de cette année! Pleins de petites phrases qui ont eu pour moi une résonnance particulière... Encore une fois, merci à tous.

jour-de-la-terre1.jpg"Vous riez de moi parceque je suis différent. Je ris de vous parceque vous êtes tous les mêmes !"

"You laugh at me because I’m different. I laugh at you because you’re all the same !"

YMCA


"Je ne veux pas rester que dans la théorie, je veux pratiquer"

"I don't only want to deal with theory, I want to practise"

Milton


  "Parfois, j'essaye d'être normal mais ça devient ennuyant. Alors je redeviens moi-même."

"Sometimes, I try to be normal but it gets boring. So I come back to being myself.”

In the kitchen of Arad EVS' flat

 

"L’amour  absolu, c’est quand tu donnes le pouvoir à quelqu’un de te détruire mais que tu lui fais confiance pour qu’il ne le fasse pas."

"The absolute love, it's when you empower someone to destroy you but trusting him enough not to do so."

Elsa


  "La plus sage est celle qui sait qu'elle ne sait pas."

"Wisest is the one who knows she doesn’t know.”

Jostein Goarder, Sophie’s world

 

"Celui qui ne cherche pas à rencontrer ne voyage pas, il se déplace"

"The one who doesn't look for meeting while traveling isn't traveling, he is moving."

Nicolas


 "L’effet recherché du voyage est similaire à celui de l’alcool."

"The effect we look for while traveling is similar to alcohol one."

Julie


"Ce qu’il y a de plus déterminant dans une vie, ce qui est éternel, […] ce n’est pas ce qu’on a dit de bien ou réalisé de grand : ce sont les moments où nous avons su rester vrais, malgré tout ce qu’il en a coûté et surtout lorsque cela nous a coûté."

"The most determinating in life, what is eternal, [...] it's not what we said or the great things we realized : these are the moments when we used to remain true, despite how it was difficult and all the more when it was difficult for ourselves."

Frédéric Lenoir   

 

"Y'a un humoriste qu'a dit : se marier jusqu’à ce que l’amour vous sépare !"

Gwlad

 

 "Ce n'est jamais trop tard pour ce qui vaut la peine."

"It’s never too late for what is worth."

Alexa

   

"Allez à la rencontre des autres, soyez vous-mêmes, vraies, simples, pleines de joie… Et donnez leur ce qu’il y a de plus beau : l’amour !"

"Go to meet others, be yourselves, true, simple, full of joy... And give them the most beautiful : love!"

Miange

   

"Etre trop poli, ça met une distance."

"Being too polite leads to a distance."

Marina  

 

"Ne craches pas au ciel sinon ça peut te retomber sur la figure"

"Don't spit on the sky cause it can land on your face !"

Mauricio

 

"Quand tu es un rêveur, tu peux devenir pratique mais quand tu es un pratique, tu ne peux pas devenir un rêveur."

"When you are a dreamer, you can become practical but when you are a practical, you can’t become a dreamer.»

Elsa 

 

"Le futur c'est un mystère, le passé c'est de l'histoire et le présent c'est un cadeau."

"The future is mystery, the past is history, the present is a gift."

Kun Fu Panda

 

"C’est bien de prendre conscience de quelque chose mais il faut ensuite que ça ait un impact."

"It's great to get aware of something but then, it should be followed by an impact."

Samo

 

 "Je privilégie la qualité de vie et pas l’argent, le matérialisme."

"I privilege the quality of life and not the money, the materialism."

Pati

 

"Quand on va en Antarctique ou à la montagne, en réalité ce n’est pas les paysages qu’on cherche, c’est la sensation. Se confronter aux limites dues à la nature."

"When we go to Antartic or to the Montain, in reality we are not looking for the landscapes but the sensation. To confront your limits due to the nature."

Marina

 

"S :Tu as un beau pays". D :"Non... Nous avons une Terre très belle."

"You've got a beautiful country. D :"No... We've got a very beautiful Earth."

Damien


"Pour la Nature, nous sommes de petites fourmis"

"For the Nature, we are small ants."

Darwin  

 

"J'ai commencé à me sentir plus relax quand j'ai appris à dire non."

"I’ve begun to be more relax when I've learnt to say no."

Cristina


"Dans la vie, vous devez toujours faire des compromis. Vous devez apprendre à aimer faire ce que vous n'aimez pas. Et je peux vous dire par expérience que c'est possible."

"In life, you always have to make compromises. You have to learn to enjoy doing what you don’t like. I can tell you it’s possible by experience.”

Alina  


"Enseignement éthique à portée universelle : non violence, égale dignité de tous les êtres humains, justice et partage, primat de l’individu sur le groupe et importance de sa liberté de choix, séparation du politique et du religieux, amour du prochain allant jusqu’au pardon et à l’amour des ennemis."

"Ethical teaching at a universal level : non violence, igual dignity for all human beings, justice and sharing, precedence of individuals over the group and importance of the liberty of his choices, separation between politic and religion, love of each other until forgiveness and love of ennemies."

Frédéric Lenoir

 

 "Ainsi est notre vie."

"Like this is our life."

Emilio et Maria

 

"Chaque personne que tu rencontres peut être une porte ouverte pour des opportunités. Il ne faut jamais dire jamais."

"Every person you meet can be a door to open for opportunities. Never say never"

Adrien  

 

"Si tu veux savoir ce que tu veux, d'abord tu dois savoir ce que tu ne veux pas !"

"If you want to know what you want, first you have to know what you don’t want !"

Elsa

 

"N'essaye pas de te donner plus de pouvoir mais plutôt aux autres et tu verras que ton équipe sera plus forte."

"Don’t try to empower you but the others and you will see that your team will be stronger”

Gandhi’s grand-son

 

"Soit le changement que tu veux voir dans le monde."

"Be the change you want to see in the world."

Gandhi 

 

"L’alimentation est la base de la santé."

"Food is the base of health."

Pati

 

"Ne suis pas la voie qui te conduit. Va plutôt là où il n'y a pas de voie et quitte le chemin."

"Don’t follow where the path may lead. Go instead where there is no path and leave a trail."

Harold R. Mc Alindon

 

"La jungle m’offre tout ce dont j’ai besoin. Je n’ai pas besoin de plus pour être heureux. Et vous, vous avez besoin de beaucoup pour être heureuses ?"

"The jungle offers me all that I need. I don't need anything else to be happy. And you, do you need a lot of things to be happy ?"

Darwin

Par Camille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 11:53

Ainsi se termine une année de voyage... Après huit mois passés en Roumanie et un périple en Amérique du sud de quasiment quatre mois, retour "al Nuevo Mundo"...

 

Deux expériences de voyages différentes, chacunes avec leurs qualités et leurs défauts  : une expérience de volontariat puis d'aventure, seule puis partagée à trois, statique puis mobile...

 

En repensant à tout ça, je ne peux m'empêcher de retenir un petit sourire qui se dessine l'air de rien...

 

... Je me remémore ce sentiment de liberté impalpable, surtout au début et qui a accompagné toute cette année. Quel sensation agréable et surexcitante ! Quel bonheur le jour où l'on dépose sa démission pour voyager, de se délivrer des contraintes du quotidien, de se détacher de tout compte à rendre à qui que ce soit... Au final, c'est s'affranchir de la sensation de jugement et c'est se permettre d'être un peu plus soi-même. C'est aussi s'évader des contraintes culturelles qui, mine de rien, influence sacrément notre façon de nous comporter ! Et puis très important, le sentiment de liberté, il provient aussi clairement d'un détachement avec le matériel, en savourant un peu plus l'essentiel. Pourquoi se prive-t-on de temps de liberté ?

 

... D'autre part, je réfléchis au détachement culturel que voyager peut procurer. Impression de sortir d'une bulle et d'analyser les choses sous une autre perspective. De comprendre un peu mieux l'impact de la culture dans notre comportement et dans nos décisions. De cerner légèrement mieux ma propre culture aussi.

 

... Je n'oublierai pas chaque rencontre. Et je considère qu'elle est là, l'essence du voyage. Chacunes, qu'elles aient été plus ou moins longues, plus ou moins intenses, ne serait-ce qu'un sourire parfois ! Voyager, c'est apprendre à recevoir beaucoup. Et au final, on reçoit tellement que ça donne forcément l'envie de donner un peu aussi ! A ce propos, il me tient à coeur de parler spécialement du stop. Jusqu'à présent, j'ai évité d'aborder ce sujet dans le blog afin de limiter les soucis depuis la France mais nous avons fait pas mal de stop, que ce soit durant le SVE ou après. Et je voudrais m'exclamer haut et fort que ces rencontres ont fait partie des plus touchantes ! Il faut faire très attention, c'est vrai que cela peut être dangereux, il faut bien se renseigner avant des risques en fonction de l'endroit où l'on se trouve. Et des deux côtés, la confiance doit s'installer progressivement. Mais très souvent, les langues se delient rapidement, incitées aussi par le peu de temps qu'on a à partager. Cela aboutie la plupart du temps à de très jolis échanges, gratuits, dans l'instant présent.  Les chauffeurs de stop m'ont appris beaucoup sur leurs pays, leurs langues, leurs conditions de vie aussi. Certains nous ont même offert des sandwishs, une carte routière ou invitées au restaurant, aussi incroyable que cela puisse paraître ! J'espère en tout cas qu'on leur aura apporté compagnie, un peu de dépaysement et surtout de la gaité. Petite pensée spéciale aux chauffeurs de camion. Découvrir à quel point certains souffrent de solitude et le nombre d'heures qu'ils passent dans leur camion reste une expérience marquante. Bref, vive la solidarité du stop et merci à tous. Vive aussi le couchsurfing, qui fonctionne sur le même principe. Et de façon plus générale, je voudrais remercier chaque personne que j'ai eu le privilège de croiser tout au long de mon chemin : l'ensemble de YMCA, Caritas, mes colocs, dans les séminaires, à Baia Mare, en Amérique du sud, Gwlad, Samo... Merci à tous.

 

... Par ailleurs, je pense à la rencontre avec la nature. Ca ne fait pas de mal de se prendre quelques claques de temps en temps ! Réaliser à quel point la nature est grandiose et que nous en sommes une petite partie bien vulnérable, non l'inverse !

 

... Je me rappelle aussi le SVE, le volontariat, toute l'énergie qui y est déployée. Et l'énergie appelle l'énergie ! Ca donne envie d'être plus actif, de se bouger les fesses ! Avec le plaisir ! D'être aussi un peu plus au service de l'autre...  Et oui, j'en ai rencontrés, il existe bien des gens qui prouvent que toutes les actions ne sont pas forcément juste régies par l'argent... Il y a peut être bien d'autres enjeux au final sur Terre ! Ca fait réfléchir en même temps à la façon d'aborder notre vie professionnelle. N'y a-t-il pas moyen de se lever le matin sans râler ? Et d'autre part, une expérience SVE à Baia Mare, ça pousse à être un peu plus acteur de sa vie et à remplacer les "Je fais ça parceque c'est comme ça qu'il faut faire" par des "je fais ça parceque c'est ce que je veux faire".

 

... Et puis en y réfléchissant, que ce soit par le volontariat ou l'aventure en itinéraire, il s'agit d'expériences, de se retrouver dans des situations pratiques et non pas théoriques. Intéressant ! Situations différentes les unes des autres, pouvant s'avérer challenges parfois, elles peuvent mettre en avant facilités mais aussi limites.  Et ça aide à mieux se connaître !

 

Bref, vous l'aurez deviné, c'est surtout un rêve qui s'achève : celui de consacrer un an de ma vie à voyager (même un peu plus longtemps à vrai dire...). Un rêve qui a commencé à se réaliser bien avant que l'avion ne décolle. Car oui, en vérité, l'aventure elle commence dans son pays : le jour où l'on choisit d'assumer son choix. Et c'est avec un sentiment à la fois de satisfaction et de chance, une multitude de souvenirs et une sensation d'enrichissement que je tourne cette drôle de page...

 

Je voudrais enfin remercier mon entourage de la France, qui ne m'a pas oubliée ! Merci pour tous vos messages, votre curiosité et vos intentions qui m'ont fait bien plaisir ! Et puis merci aussi à ceux qui ont suivi le blog et pour vos feed-backs motivants ! Ca me tenait à coeur de partager ça, de témoigner de ce que j'ai découvert sur place, d'autant plus qu'il existe beaucoup de préjugés sur les pays que j'ai visités... J'espère que ça vous aura fait voyager un peu en même temps ! Et puis si ça se trouve... Ca vous donnera peut être envie de partir aussi ! Pourquoi pas ?

 

Je finirai cet article en musique. Je crois que si je devais traduire le voyage en chansons, ce serait de cette manière...


Par Camille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 19:28

Vendredi 18 Fevrier au petit matin, la sonnerie du téléphone portable résonne dans ma petite chambre d'hotel : pas de temps a perdre, c'est deja l'heure de me mettre en route vers l'aeroport...

 

Dans le taxi, le chauffeur me donne quelques éléments de reflexion par rapport aux questions que je me posais la veille. Apparemment, Santa Cruz et sa région est la zone la plus riche de la Bolivie. Ici tout est plus moderne. On y trouve beaucoup d'agriculture et une grande part des productions est exportee dans le reste du pays. La politique y est plus capitaliste et beaucoup de personnes ici n'aiment pas Evo Morales, le président. Première fois que j'entends un bolivien qui ne présente pas Evo Morales comme un sauveur de la Bolivie ! Intéressant d'écouter ce nouveau point de vue ! Selon le chauffeur, Evo Morales aurait tendance à desavantager Santa Cruz. Cela parait logique en y reflechissant : pas étonnant que sa politique n'arrange pas les plus riches s'il se positionne très clairement du côté gauche ! Mais que pensent ces gens quant à la relégitimisation et à  la revalorisation des racines indigènes de la Bolivie initiées par Evo Morales? Ne sont-ils pas d'origine indigène ? Dans ma tête, je n'ai pas pu m'empecher de mettre en relation cette discussion avec celle que j'avais eu la veille avec un autre Bolivien, à priori bien aisé. J'avais l'impression qu'il voulait me montrer absolument le coté "développé" de la Bolivie, quitte à légèrement nier la pauvreté.  Et puis j'ai repensé aussi à un monsieur avec qui on avait discuté dans un bus près de Copacabana : il sétait exclamé quelque chose comme : "A Santa Cruz, c'est pas la Bolivie" !

 

En essayant de comprendre un peu mieux la situation de la Bolivie, l'aéroport de Santa Cruz a rapidement pointé son nez.. Au revoir au chauffeur, dernier échange bolivien... Et début du trajet retour, long trajet...

 

Après avoir survolé la Bolivie, le Paraguay et l'Argentine, l'avion entreprend son atterissage sur les pistes de Buenos Aires vers 16h, avec une petite heure de décalage horaire en moins par rapport à la Bolivie. Retour à Buenos Aires un peu comme s'il fallait boucler la boucle en repassant par la case intiale ! Impression de me retrouver dans un aéroport beaucoup plus grand et beaucoup plus moderne ! Retrouvailles aussi avec l'accent argentin, leur façon joyeuse et conviviale de se comporter, avec leurs thermos et maté, les alfajores et leur dulce de leche omniprésents dans les comptoires ! Et pas mal de temps devant moi pour me replonger dans cette atmosphère d'aéroport argentin... 6h exactement. Du coup, poussée par une envie de hamburger / frittes aigue, j'ai tué le temps en me faisant une mission Mac Donald. Celae implique la galère des changements de monaie, tâche assez compliquée pour une si petite somme ! D'ailleurs pour la petite anecdote, au final, en un seul jour, j'aurais eu à faire à des bolivianos, des dollars, des euros et des pesos argentins ! Et c'est ensuite connaissant par coeur chaque recoin du terminal d'embarquement que j'ai enfin pu rejoindre ma place dans l'avion. 22h... Ronronnement puis grondement de moteur, une force me plaque soudainement contre mon dossier, je sens que l'on décolle... Ca y est, je quitte le continent américain pour de bon...Gwlad et Samo me paraissent déjà bien loin ! De plus en plus loin... Je regarde l'écran, c'est intriguant de suivre le trajet de l'avion. On est déjà au dessus de l'Uruguay ! Et puis maintenant, on atteint le Brésil. Rio de Janeiro est casi dépassé ! Ca y est, en pleins au dessus de l'Atlantique, quelque part. Voici comment j'ai passé le jour de mes 24 ans : partout et nulle part à la fois, déconnectée de l'espace et du temps...

 

Plus de 11h30 après, je dois rattacher ma ceinture de sécurité, j'apperçois à travers le hublot  le relief de l'Espagne, notamment les collines qui entourent Madrid. Quel heure est-il déjà ? A priori, c'est le matin, le petit déjeuner en est la preuve. Mais officiellement, il est déjà casiment 14h. Applaudissements en coeur, atterissage réussi. Je m'empresse d'aller récupérer ma mochilla. Une fois la mochilla sur le dos, je me rends compte... C'est quand même sacrément différent ici ! L'aéroport est immense, moderne, tout parait neuf et rapide ! Aller, il faut ressortir le passeport, une fois de plus. Mais cette fois-ci, pas besoin de le montrer à quelqu'un : il faut glisser le passeport dans une machine, poser l'index sur une petite plaque et fixer un point lumineux sans sourire ! Je me sens presque comme dans Star Gate, quelle technologie ! Ca a d'ailleurs un côté burlesque cette situation : je ne peux pas m'empêcher de rire en observant tous ces gens qui doivent se concentrer à faire une tête d'enterrement devant la machine, parfois assez longtemps avant qu'elle détecte leur petit museau ! Et encore plus marrant, ce monsieur qui attend désespéremment l'index placé sur la plaque permettant d'ouvrir ensuite la porte pour sortir ! Les autres personnes, elles, passent sans soucis par l'autre porte qui est juste à sa droite ! C'est mon tour, je mets mon doigt à l'emplacement prévu et un petit rire m'échappe en le regardant. Mais apparemment, le monsieur, ça ne le fait pas rire ! La porte s'ouvre, je poursuis mon chemin.

 

Bus puis métro. Aucun soucis. Ici, tout est si simple, organisé, limpide. Le métro parait neuf, propre. Avec mon attirail d'aventurière, j'ai l'impression d'être comme un cheveu sur la soupe dans cet environnement. Je me sens sale, habillée comme un sac et beaucoup fixent ma mochilla verte fluo, avec les chaussures de marche qui pendent... Je sors station Bilbao. Et après une brève apperçue de la rue qui me parait drôlement chic, je rejoins mon auberge de jeunesse. Qu'est-ce que c'est propre ! Ha non, je ne m'installe pas sur le lit que je veux ? Ha oui, ok, les lits sont attribués à l'avance avec un numéro. Draps impécables. Mon Dieu ! Une douche qui fonctionne... Quelle bonheur ! J'en profite pour un décrassage en profondeur. Et ces toilettes ! Ô miracle, du papier toilette à disposition ! Et la cuisine ? Waou, il y aurait moyen de cuisiner n'importe quoi ici : cuisinière, four, micro-onde, grille-pain, toute la panoplie d'ustensils...

 

Y'a pas photo, la différence est flagrante après un mois en Bolivie... Pourtant, j'ai voyagé dans de bonnes conditions. Mais je l'avoue, qu'est-ce que je savoure tout ce confort, ce luxe ! Oui, ça commençait à me manquer, c'est vrai. Toutefois, je me régale avec une pointe d'amertume. C'est une fatalité à laquelle il est difficile d'échapper en retournant dans le "Nuevo Mundo" !  Impossible de ne pas repenser à l'histoire, au revers de la médaille, à la situation que l'Amérique du sud connaissait avant la colonisation et... ensuite... A ce qu'ont vécus les indigènes, aux dominations, aux soumissions, à la pauvreté, aux répercussions engendrées jusqu'à aujourd'hui... Ce n'est pas spécialement une remarque pour l'Espagne, le Portugal ou l'Angleterre, la France n'est pas plus exemplaire dans tout ça ! Mais je ne peux pas m'empêcher de trouver cette situation injuste. Impression d'être retournée dans une bulle, dans un monde de télétubies. Un monde où on se rend même pas compte du confort dans lequel on vit. Franchement, a-t-on vraiment le droit de considérer tout ça comme un dû, une normalité ? Et pourquoi nous ?

 

Et en même temps, ce confort est-il indispensable ? Sommes-nous plus heureux que ceux qui n'en bénéficient pas ? Le confort n'appelle-t-il pas plus de confort ? Est-ce une fatalité de tomber dans le matérialisme quand on est dans le confort ? Beaucoup de questionnements... Tout ce que je peux vous dire, c'est que depuis que je suis rentrée, il est beaucoup plus difficile d'engager la conversation avec les autres. Comme si les choses les plus simples devenaient les plus compliquées...

 

Pas mal de temps pour penser à tout ça. Je suis en effet restée deux jours à Madrid. Occasion de me promener dans les différents quartiers, de me familiariser aux différentes atmosphères, marchés, parcs, endroits connus comme la Plaza Mayor... Occasion aussi de déguster un délicieux sandwish au "jamon" : le début d'une nouvelle addiction ! Et puis de m'habituer à ce nouvel accent espagnol, qui me plait bien aussi ! Légèrement plus rapide, les intonations sont différentes, les "Z" prononcés d'une autre façon et on n'emploie pas toujours les mêmes mots qu'en Amérique du sud (le plus difficile, la réutilisation du "vosotros"). Madrid me semble être une ville agréableà vivre. Je m'y suis sentie chez moi et j'ai eu plaisir à m'y promener ! Déjà, certes les gens se parlent moins qu'en Amérique du sud, mais ils sont plus accessibles qu'en France. D'autre part, la ville semble vivante et les Madrilènes bénéficient d'un grand parc pour se couper de la ville. Et gros point fort : malgré l'hivers, il était possible de visiter Madrid sans gros manteau !

 

Dimanche 21, j'ai sauté dans un bus, direction... Santander, dans le Nord de l'Espagne. Objectif : rendre visite à Elsa, ma coloc de Roumanie avec qui j'ai partagé casiment mes 8 mois de SVE... Et curieusement, dans le bus, mon voisin était... Argentin ! En compagnie de ce monsieur sympa, cette partie du trajet partagée est passée rapidement. Il avait beau être médecin, il m'a même fait la bise pour me dire au revoir ! Ha ces argentins, avec leur contact simple et convivial, ils vont me manquer ! Puis arrivée à la gare, j'ai enfin apperçu un peu plus loin la tête frisée d'Elsa, qui venait de faire une heure de route pour venir me chercher ! Super plaisir de la revoir ! Elle m'a conduite chez ses parents et m'a très bien accueillie ! Nous avons passé deux chouettes journées et demi ensemble. C'était agréable de pouvoir rediscuter de notre expérience Roumaine et de nous remémorer les petites anecdotes ! D'autre part, même s'il a beaucoup plu, Santander est une jolie ville, entourée de nombreuses plages. Et je peux vous dire que ce n'est pas là-bas que s'est terminé mon choque de propreté-modernité-confort !

 

Jeudi 24 à 6h30 du matin, après une dernière nuit de bus, je suis arrivée à... Barcelone ! Quelques heures devant moi pour découvrir la ville. Profitant du temps clément, j'ai traversé un certain nombre de rues, le port, le vieux centre... Et Barcelone ne manque pas de charme ! Il y règne une atmosphère méditéranienne, citadine et cosmopolite. J'ai particulièrement aimé le vieux centre : un labyrinthe de ruelles étroites et vivantes. En relevant les yeux quand on s'y promène, on observe des balcons ornés de vêtements qui sèchent, de fleurs, d'un vélo ou une grand-mère qui s'y accoude pour épier les passants ! Avant de repartir, petite dégustation de "churros y chocolate", une bonne auto-excuse pour déguster du chocolat étant toujours trouvable ! Puis, j'ai enfin rejoint l'aéroport. Surprise en constatant la taille : rien à voir avec celui de Santa Cruz qui parait minuscule à côté (même s'il ne sera jamais "côté" !) !

 

Nouveau trajet en avion, nouvel atterissage. Fatiguée... Et arrivée à Paris, de retour dans mon pays. Rien d'extraordinaire de revenir ici, un endroit de plus au final ! Peut être juste impression de froid. Le froid de l'hivers mais aussi celui des gens. Qu'est-ce que le RER m'a paru calme ! Heureusement, les retrouvailles avec ma famille m'ont bien réchauffé le coeur ! Qu'il est bon de retrouver tout le monde... Le nutella et le camembert aussi, il faut se rendre à l'évidence !

 

 

Je me permets de mettre en lien une video que je viens de découvrir : elle montre les différents projets qui ont été réalisés au sein de YMCA en 2010... Petit retour dans le passé, en Roumanie...

 

 
Par Camille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 19:13

Jeudi 10 Fevrier, comme il pleuvait a Sorata, nous avons directement pris le bus pour rejoindre La Paz.

Arrivee a La Paz avec l’impression etrange qui accompagne le fait que c’est notre derniere etape toutes les trois ensembles… Etat d esprit du coup un peu different pendant les cinq jours que nous avons passes ici. Petite periode de flottement et de fin, la tete ailleurs,  beaucoup moins de curiosite pour explorer et rencontrer, peut etre un peu plus de consommation facon riches gringas aussi… Nos journees ont plutot ete rythmees par du shopping, les pauses restaurants ou cafes et on est meme alle au cinema… J'ai du regler aussi un petit soucis de carte bancaire laissee dans un distributeur...

Au passage, merci a Gwlad et Samo. Elles m'ont prepare en cachette un brunch d'anniversaire de reve ! Avec 5 jours d'avance, imaginez ma surprise ! Ha, ces deux la, elles manqueront jamais une occasion pour deguster de bons plats... Trop plaisir en tout cas ! P1070138.JPG

Quoi qu'il en soit, qu’on le recherche ou non, La Paz depayse, marque et attise les reflexions…

Deja, La Paz est en elle meme une capitale surprenante. Situee a casiment 4 000 m d’altitude, la ville epouse la surface des montagnes facon cuvette. Se promener dans La Paz, c’est donc passer son temps a monter et descendre, au prix d'un bon effort parfois etant donne la hauteur ! On se retrouve ainsi soit encadre par des pans de batiments, soit en les dominant depuis un mirador. Et n'allez pas croire qu'il fait un soleil de folie a La Paz... On se les caille grave ! P1070102.JPGD'autre part, je qualifierais La Paz de veritable bazarre ! Un melange de tout ! Certaines rues a la peripheries ne sont pas goudronnees, le centre est agremente de multiples travaux et on croise du monde de partout. Quoi qu'il en soit, dans les quartiers ou nous etions, il y regne une atmosphere populaire et pleine de vie, ou l'on se sent simple.

Attention tout de meme aux pick pockets, peut etre meme un peu plus que dans les autres villes de Bolivie... A plusieurs reprises, on a ete temoins de tentatives de vols voire... de vols ! J'ai meme surpris quelqu'un en flagrant delit sur mon sac !

D'autre part, ce n'est pas a La Paz que la tentation de gouter des specialites s'etompe ! A chaque metre, on en trouve. Et encore une fois, ce n'est pas que des vendeurs de nourriture. Journeaux, mouchoirs, lunettes, chewing-gum, tout est bon a vendre ! Petit detail qui nous a particulierement frappees : les cireurs de chaussures. Assez nombreux, on les appercoit facilement. Mais allez savoir pourquoi, ils se couvrent le visage avec une cagoule, comme s'ils voulaient rester anonyme. Est-ce une honte de faire ce metier ? P1070127.JPG

Autre surprise : la penetration dans le centre commercial... Je m'attendais a ce que je connaissais. Et bien non ! Ici, le centre commercial est comme un parking aerien geant, a plusieurs etages, rempli de petites cabanes en fer reparties par zones. Zone des fruits et legumes, zones des cosmetiques, zones des livres, on trouve de tout ! P1070105.JPGP1070112.JPGEt la zone que nous avons preferee : celle des comedores, sortes de restaurants/snacks/cantines, appelez ca comme vous le preferez, ou l'on mange des plats maisons... Pour 7 ou 8 Bolivianos (soit environ 80 centimes), on vous sert un bol de soupe et un copieux plat principal ! Et si vous avez encore un peu de place, rendez-vous au "jugos Martha", on vous concoctera un jus de fruit sans precedent ! Mangue, ananas, figue, carambole ? Aller, "vale para un jugo platano/frutillas" !  P1070176.JPG

P1070181.JPGQue ce soit dans les rues artisanales ou dans le centre commercial, il faut s'adapter a une chose bien differente de chez nous : leur facon de vendre leurs produits. Est-ce l'effet gringa qui accentue la chose ? Possible. Mais en tout cas, bien souvent, le simple fait de rentrer dans un endroit ou se trouvent plusieurs concurrents entrainent une serie de cris qui vous sont adresses et pour lesquels vous ne savez plus ou donner de la tete ! En criant, chacun vous regarde droit dans les yeux jusqu'a ce que vous les rejoingnez ! Et parfois, c'est meme necessaire de prendre sur soit, c'est legerement agressif ! ..."7 pesos la Milanesa y la supa blanca"... "20 pesos la trucha a la plancha con la papas fritas !"... "7 PESOS EL ALMUERZO FAMILIAL, HAMBURGUESA CON ARROZ !!!" Ainsi est leur facon de fonctionner dans les quartiers populaires ! D'ailleurs, chaque minibus a son crieur...

Et faire des achats ici, c'est aussi... S'entrainer a negocier ! Sinon, vous recoltez des prix special gringas, je vous l'assure ! Ca donne une certaine originalite au shopping : c'est a la fois stressant et epuisant, mais c'est aussi comme un jeu, on y prend vite gout ! Et quand on fait une affaire, qu'est ce qu'on est fier !

Mais changement d'atmosphere en allant au cinema. Petit trajet en taxi en affrontant les embouteillages, direction un autre quartier un peu plus au sud... Pas besoin de super lunettes pour s'appercevoir que c'est bien different... Gens en costumes, femmes habillees plus modernes, talons aiguilles parfois, plus chics en tout cas. Et limite un choc en rentrant dans le cinema ! Une dizaine de salles, des peintures nickel, odeur de pop corn a profusion, des fauteuils masseurs a disposition... Est-ce le meme pays ? Pourtant, ca en fait bien partie ! La Bolivie et son autre visage...

Hier soir, mercredi 16, on a rejoint le terminal de bus. Mais cette fois-ci, j'etais la seule qui avait mon sac... En effet, apres 3 mois et 3 semaines de voyage 24 h/24 avec Samo et Gwlad, c'est la que s'est arretee notre voyage itinerant a trois... Ca fait quelque chose quand meme ! Un joli bout de chemin qu'on a partage en tout cas, merci les filles.

Je suis desormais a Santa Cruz, ou je m'apprette a prendre l'avion demain. Redescendue en altitude, je profite de cette derniere journee d'ete sous le soleil, en debardeur...  Et malgre ce passage bien bref, encore par les rencontres, je realise que Santa Cruz est une partie bien distincte de la Bolivie, plus riche.

Tout ca me fait redire que la Bolivie est un pays a deux visages et a deux vitesses. Sans vouloir tomber dans la caricature. Et je ne peux pas m'empecher de me demander comment cohabitent ces deux aspects. Il semblerait qu'il y a encore beaucoup a explorer pour comprendre...

En tout cas, plus que quelques heures avant de dire au revoir a ce pays intriguant et magnifique qu'est la Bolivie. Mais c'est aussi un adieu a un continent, l'Amerique du Sud...

Par Camille
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 19:08

Vendredi 4 Fevrier, en route vers le sud ouest, nous sommes arrivees a Copacabana, pres du lac Titicaca. Copacabana, avec ses excursions pour la Isla del Sol, est une petite ville assez touristique. Il y pousse comme des champignons restaurants, bars, cybercafes ou magazins de souvenirs.

 

Apparition d'un petit coup de mou dans notre lancee de voyageuses... Une once de lassitude amplifiee par le temps grisàtre a pointe son nez et c'est plutot l'etat de glandouillage et de cocooning qui a eu le dernier mot.... P1060916.JPG

Cela implique forcement un relachement gastronomique... Tentees par les prix bas de la Bolivie, nous avons bien profite des petits restaurants, notamment des almuerzos complets pour seulement 15 bolivianos par personne (soit un peu moins de 2 euros)... Sans oublier le Toblerone, le fromage, les fruits... Nous faisons d'ailleurs une cure de mangues et grace a la technique de coupe d'Uri, un israelien avec qui nous avons voyage quelques jours entre Uyuni et Sucre, nous sommes devenues des pros pour les deguster sans en faire de la bouillie... Enfin ca depend des fois quand meme ! Et puis en Bolivie, quand on sort, c'est chaque minute qu'il faut resister a la tentation ! Les rues sont un veritable supermarche geant ! A chaque recoin, sur tous les trottoirs, se trouvent mille et un marchands... Celui la vend des salteñas, sortes d'empanadas, avec leur odeur irresistible, cette dame propose une boisson speciale avec de la cannelle et des clous de girofle et la, qu'est ce qu'on peut acheter ? Du papier toilette ! C'est vrai, c'est bien utile ici aussi... Surtout que le papier toilette dans les WC, les boliviens, ils ne connaissent pas !

 

Malgre notre petit ralentissement, nous avons ete a la Isla del Sol. Et etrangement, a la Isla del Sol, il fait soleil ! Nous avons donc pu apprecier les paysages du lac Titicaca, le plus grand lac d'altitude du monde. En repartant, nous avons eu l'occasion de faire un peu de sport, pour une fois ! Une randonnee de 9 km avec notre mochilla pour rejoindre le sud de l'Ile. Un petit effort qui en valait la peine car nous avons penetre dans l'ambiance andine et tranquile de cette ile. P1060938.JPG

P1060999.JPG

P1070019.JPGP1060985.JPG

Nous avons continue notre route ensuite vers Sorata. Mais malgre l'experience interessante d'un repas dans un "comedor" populaire, cette alte n'a pas ete la plus inspirante : avec la pluie, on n'a meme pas pu faire la petite randonnee prevue. C'est pourquoi sans perdre de temps, nous avons grimpe dans un bus pour La Paz le jeudi 10 Fevrier. Nous sommes donc desormais a La Paz.

 

Durant ces quelques jours entre Copacabana et Sorata, nous avons continue a nous familiariser avec la Bolivie, les boliviens et leur culture !

 

Deja, a l'apparence un peu vieillote et parfois sale qui predomine un peu partout... Les auberges labyrinthe avec leurs patchworks de pieces et de couloirs qui semblent avoir ete concus le plus illogiquement possible, les douches dont la temperature non reglable passe du bouillant au glace sans prevenir, les toilettes dont je vous epargne la description, les couvres lits decores de grosses fleurs rendues grises par le temps, les murs recouverts de peinture ecaillee, l'eau du robinet qu'il ne faut surtout pas boire... Dehors, les vieilles voitures, les routes pas toujours goudronnees, les maisons faites de bric a brac... Et le va-et-vient continuel dans la rue, les enfants, adultes ou vielles personnes qui crient de partout pour vendre ce qu'ils peuvent, donnant un sentiment de bazarre perpectuel... Impression desordonnee peut etre due aussi a la regle d'or de la Bolivie : "plus on peut, plus on entasse" et "ca passe ou ca casse" ! C'est d'ailleurs comme ca qu'on se retrouve a 18 au lieu de 13 personnes maximum dans les mini bus ! N'ayons pas peur du contact humain ! Mais bon, c'est ce qui fait tout le charme de la Bolivie : un pays bien vivant !

 

Vivre ou voyager en Bolivie, c'est aussi adherer a... Une autre notion du temps ! N'ayons pas peur d'attendre...  Ici l'organisation appartient a une tout autre logique. Ca enseigne la patience ! Tiens, un point commun avec la Roumanie ! Au moins, ca rend plus flexible, ce qui a mon gout, manque un peu en France d'ailleurs...

 

Et puis il y a le contact avec les Boliviens. Bien different de l'Argentine et du Chili. C'est vrai, certains boliviens vous ouvrent leurs bras sans compter ! Qu'ils soient tres bavards des le depart ou pas, on sent souvent rapidement le contact chaleureux. Mais on rencontre des situations inverses aussi ! Deja, mefions nous des "Hola amigas" interesses, venant meme parfois des enfants. Et aussi, il y a des fois ou beaucoup de temps n'est pas necessaire pour comprendre que les "gringas" comme nous ne sont pas les bienvenues ! Parfois, vous n'aurez meme pas le droit a un bonjour ! Les deux extremes ! Est ce a cause leur histoire ? Est ce parceque la Bolivie est un pays encore tres traditionnel ? Notre impression que les hommes sont plus accessibles est elle due a la condition de la femme ici ? Des questions se posent... Mais heureusement, on fait tellement de jolies rencontres qu'il est tres facile de faire abstraction du reste.

 

Derniere chose qui nous marque ici : les enfants. Situation bien differente des enfants chouchoutes et gates de notre pays... De notre propre enfance... En Bolivie, on rencontre des enfants qui travaillent partout, de la meme facon que les adultes. On les voit crier pour vendre, tenir les auberges, amarer les bateaux... Certains n'hesiteront pas a venir vous faire la conversation l'air de rien pour reclamer ensuite "una propina"... Mais que fait-on de l'innocence de l'enfance ici ?

 

Bref, tout ca me fait penser que la Bolivie est un pays passionant a deux vitesses, une sorte de melange entre modernite et traditions qui laisse souvent une impression d'anachronisme. Traditions qui sont peut etre parfois un pas en arriere mais surtout qui forment une richesse, une force et une identite, relegitimisee depuis tres peu de temps...

Par Camille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés