Paşte fericit ! Joyeuses Pâques !
A la fin de la semaine est arrivé le week end de Pâques. Jeudi, après avoir partagé en vitesse avec Bianca, Fabio et Alexa un dîner de Pâques d'inspiration hispano-italienne, Elsa et moi rejoignons la gare. A peine installées dans le train, les paysages obscurcis par la nuit commencent à défiler. Direction Brasov. Quelques parties de cartes puis on ne se fait pas prier pour installer nos couchettes.
Le lendemain matin, troisième sonnerie du réveil, j'entrouvre mes yeux difficilement : l'arrivée à Brasov est imminente. A la sortie de la gare, comme on ne trouve pas la personne qui est censée nous conduire à l'auberge de jeunesse, on se met à la recherche de celle-ci. La découverte de l'auberge s'avère être une agréable surprise ! Je recommande vraiment cette adresse !
Après avoir déniché un resto avec un copieux « brunch », balade dans la ville. J'en profite pour acheter un traditionnel oeuf de Pâques peint à la main. L'après-midi, rendez-vous à la gare : on retrouve Paola et Silvia, italiennes arrivées en train de Cluj, Olga, Gretz et Yach, première équipe « tchèque-letonienne-suèdoise » en stop venant de Craiova, puis, un peu plus tard Ken et Jacob, dernière partie « norvégienne-autrichienne » de Craiova !
Le lendemain, on a visité l'église noire puis monté en télécabine en haut de la « montagne », où l'on a rejoint les lettres « BRASOV » implantées façon hollywoodienne ! A ce propos, il paraît qu'un jour un homme a vu un ours à cet endroit et a eu tellement peur qu'il a escaladé les lettres et y est resté toute une nuit ! Imaginez la scène ! Bon, nous on n'a pas vu d'ours.
Le soir, vers minuit, j'ai assisté à la sortie de l'église de la cérémonie de Pâques. Une foule de gens portant des bougies se retrouvent alors dans la rue pour célébrer la résurrection de Jésus. Une multitude de tâches lumineuses se mettent à scintiller dans les rues de la ville. Un prêtre poursuit la messe dehors. Un moment un peu magique, une atmosphère particulière à vivre !
Dimanche matin, c'est le moment dereprendre le train pour nous rendre cette fois-ci à Sighisoara. Paola, Silvia, Elsa et moi y allons en compagnie d'Annabelle, une belge rencontrée à l'auberge. Annabelle voyage seule dans l'Europe de l'Est depuis un mois avec son sac à dos. Petit bout de chemin francophone, ça ne fait pas de mal de temps en temps ! Dans le train, on a rencontré aussi une américaine de 60 ans avec une énergie incroyable ! Trajet de deux heures durant lequel on a vu défiler de beaux paysages ensoleillés, avec le sommet des montagnes enneigées à l'arrière-plan.
Sighisoara est une toute petite ville médiévale. On y fait le tour très rapidement mais c'est un endroit qui a beaucoup de charme. Une ville basse, une ville haute, beaucoup d'escaliers et la découverte d'une multitude de ruelles colorées. On est passées aussi devant la maison où Dracula serait né... Hahaha !! Bon, ce qui casse le mythe, c'est que maintenant c'est un resto !
Et Lundi, dernier jour, est arrivé notre premier vrai gag SVE ! L'après midi, on se dirige vers la gare car notre train à Elsa et moi est censé arriver à 13h10, pour 7 à 8 heures de voyage. Longue attente. Train en retard, comme la plupart des trains roumains. Il doit venir de notre droite. Ding, ding, dong, le micro annonce des explications en roumain, pas de traduction. Sur le quai, pas de panneau avec les trains qui sont censés arriver. Enfin, un train arrive à notre gauche et on s'y jette dedans sans réfléchir. Wagon 5, place 86. Arrivées dans notre cabine, on voit que nos places sont occupées : « Excuse-me, it's our places here ! ». L'homme nous montre son billet de train : « we have the same places... mistake ? Heu... Which direction are you going to ? What ? Brasov ???? »... Et oui, direction Brasov à nouveau ! Le contrôleur nous demande de payer 42 lei chacune pour retourner à Brasov. On n'accepte pas, tant pis, on descendra à la première station et on se débrouillera. Finalement, le contrôleur a pitié de nous et ne veut pas nous laisser en plein milieu de la campagne roumaine : on ne paye que 10 lei pour 2 ! Puis, retour à Brasov et 6 heures de « camping » dans un Mac Do en attendant le train suivant prévu à minuit. A presque minuit et demi, on monte enfin dans notre train, avec la bonne direction ! Ayant prix ce second retour le moins cher possible, pas de couchette cette fois-ci... Donc autant dire nuit quasi-blanche ! On est enfin arrivés à Baia Mare à Mardi à 10h du mat' au lieu de Lundi à 21h ! Que d'aventures !
Rien à voir mais je tiens à terminer par un petit paragraphe destinée aux français qui lisent cet article : Pleaseeee, faisons un effort avec les étrangers que l'on rencontre, en France comme à l'étranger ! PLUS D'EFFORTS ! Parce que je commence à saturer d'entendre trop souvent les mêmes remarques stéréotypées concernant le comportement des français ! Je commence presque à en devenir susceptible et à en perdre mon sens de l'humour ! « Les français sont nombrilistes »... « Les français ne font pas d'effort pour parler anglais pour nous faire une démonstration de leur langue »... « Les français sont fiers et chauvins »... Biensur, tout ça c'est de la caricature mais avouons-le, il n'y a pas de fumée sans feu ! Déjà, n'ayons pas peur de parler anglais quand on rencontre des étrangers ! Certes nos cours d'anglais en France laissent à désirer et beaucoup d'entre-nous sommes complexés de parler anglais. Mais c'est pas si compliqué après tout ! Et voyez comment c'est interprété par les étrangers ! En plus, c'est vraiment un manque de respect de parler avec d'autres personnes dans sa langue maternelle devant quelqu'un qui ne comprend rien alors qu'on pourrait parler un peu anglais. Et arrêtons aussi de tout comparer à la France. Si c'est le cas, arrêtons de penser que l'on a LA cuisine, LES paysages, LA culture, LA langue !