Quatrième semaine... 22 => 23 !!!
Imaginez que vous entrez dans une pièce inconnue, complètement remplie de caisses, de livres, d'objets en tous genres et que vous devez rejoindre la porte qui se trouve à l'autre extrémité. Voici ce qu'est un SVE ! Et bien cette semaine, on a réussi à déblayer un peu ce bazar pour avancer d'un petit pas ! Pour le moment, à part l'animation à Caritas normalement pour moi la moitié du temps, je n'avais pas vraiment d'idée concrète de ce que je suis censée faire ici... D'autant plus que j'ai appris la semaine dernière qu'il n'y a pas d'enfants à YMCA ! Il s'agit de « volontaires », âgés de 14 ans à une vingtaine d'années. Et nous, de part notre statut de volontaires, on n'a pas vraiment notion de ce qui imposé ou non... Donc, sachant que ça fait presque un mois que je suis arrivée, ça commençait à devenir un peu lourd... Cette semaine nous a apporté un peu plus d'informations : on a pris connaissance des activités qu'il y a déjà à YMCA, c'est à dire l'activité « théâtre » (chaque mardi, créer des petites vidéos sur le volontariat), Ten Sing (chaque vendredi, réunion de jeunes pour chanter) et le Youth magazine (écrire ponctuellement des articles). J'ai profité de l'arrivée d'Elsa, qui est censée rester quasiment tout le temps à YMCA, pour essayer de cerner un peu mieux ce que je vais faire là-bas et commencer à m'y impliquer. Bien sur, il s'agit de participer aux activités déjà mises en place mais cela ressemble plus à du loisir qu'à du travail ! Et d'après ce qu'on a compris aussi, on est censés « ouvrir la porte », en mettant des choses en place, des projets... Alors dans tout ce flou artistique, on a essayé de réfléchir à des activités, des événements que l'on pourraient créer. Mais rien de très concret pour le moment !!! D'autre part, on a rencontré une nouvelle fois aussi le directeur de l'école primaire. Je vais organiser des « ateliers » de français avec deux groupes d'âges différents, les lundis et jeudis. Ces renseignements m'ont donc enfin permise de me faire une sorte d'emploi du temps. Vous l'aurez compris, ici on est un peu notre propre chef et tout est flexible. Et paradoxalement, j'ai l'impression de ne pas travailler, pourtant je n'ai pas une minute à moi !
A Caritas, Christina nous a présenté l'organisation et le contexte, ce qui a été vraiment très intéressant. Déjà, Caritas n'est pas seulement qu'à Baia Mare, on en trouve partout dans le monde. A la base, c'est rattaché à l'église catholique et si j'ai bien compris, c'est relié à chaque diocèse. Caritas peut être orienté vers différents types de populations comme l'intégration des gytans, la socialisation de personnes âgées, l'aide à des personnes handicapées, distribuer du matériel ou des repas chauds, etc... Discuter avec Christina nous a fait prendre conscience des difficultés de la vie en Roumanie. Par exemple, l'âge moyen de la mortalité est de 61 ans et le salaire minimum est compris entre 100 et 200 euros ! Donc, par exemple, en tant que volontaires, étant donné qu'on est logés, nourris et qu'on reçoit 60 euros d'argent de poche par mois, on est plus riches que ceux qui gagnent le « SMIC » en Roumanie !! Ici aussi, apparemment, pour être reconnu, on doit faire des études. Or, les programmes scolaires sont élitistes, ce qui élimine un certains nombre de personnes... Autre problème, les aides sociales sont plus avantageuses qu'un salaire, si on s'y prend bien. Donc beaucoup de parents ne travaillent pas, ou travaillent ponctuellement... Bref, les enfants à Caritas appartiennent à tout un système, avec d'une part la Roumanie et d'autre part la culture rom. Une culture à découvrir petit à petit...
Sinon, mercredi soir, avec mes quatre colocs on a regardé dans l'appart « Madagascar 2 », façon home cinema grâce au rétroprojecteur d'Alexa. Et vers la fin du film, j'entends Alexa qui murmure à Fabio « Pchchchpfpf, chch... Candles »! J'ai compris. Un peu plus tard, imprégnant l'appart d'un « happy birthday » général, ils sont tous allés chercher un gâteau recouvert de bougies « bricolage », façon ergo ! En fait, il s'agissait de pailles découpées avec une allumette raccordée au bout grâce à un peu de cire ! Et oui, moyens du bord. En tout cas, ça m'a fait drôlement plaisir. Mais je pensais que ça allait s'arrêter là... Et ben non !! Le lendemain, j'enchaîne Caritas, YMCA et je termine avec Elsa par un groupe « de jeux » à la mairie, pour voir ce que c'est. C'est parti pour trois heures ! Je suis crevée, j'ai faim et même si ce groupe est intéressant, avec un bon état d'esprit, ma tête est occupée par des besoins primaires : rentrer, manger une nourriture normale, dormir. Et au moment de la pause, Onoriu, la personne qui nous a recommandé ce groupe, nous dit « on doit rentrer maintenant, Alexa a cassé sa clé dans la porte et elle attend dans le couloir ». « Ok, ok, let's go » ! Et j'avoue que ça m'arrange quand même bien de rentrer... Sur le chemin, une autre personne de YMCA nous rejoint, je me dit « ça doit être pour nous aider ». On arrive dans le couloir, pas d'Alexa « Etrange... ». Elsa sort sa clé, la fait valser d'un tour et la porte s'ouvre subitement sans aucun problème... « Tiens, c'est bizarre... Ha... Bug... bug... Mais, c'est vrai, c'est mon anniversaire aujourd'hui... qu'est-ce que je peux être naïve, c'est un coup monté !!! ». Je rentre dans l'appart encombré de ballons et j'aperçois une quinzaine de personnes qui surgissent de ma chambre ! Parmi eux, il y avait même des gens que je ne connaissais pas !! Ralala ces roumains, ils ne peuvent pas louper une occasion de faire la fête ! En tout cas, ça fait chaud au coeur ! Je voudrais vous remercier aussi pour vos messages de la France, car ça m'a fait drôlement plaisir !!

La semaine prochaine est encore totalement différente... Bianca, Fabio, Elsa et moi allons à Bucarest de dimanche à vendredi, pour notre « EVS Arrival training ». On va rencontrer d'autres volontaires SVE qui viennent d'arriver en Roumanie. D'après ce qu'on a lu, il y a aurait encore une invasion d'italiens... On part samedi soir en train, pour arriver dimanche matin... Et oui, en Roumanie, il ne faut pas être pressé pour traverser le pays !!
A Caritas, Christina nous a présenté l'organisation et le contexte, ce qui a été vraiment très intéressant. Déjà, Caritas n'est pas seulement qu'à Baia Mare, on en trouve partout dans le monde. A la base, c'est rattaché à l'église catholique et si j'ai bien compris, c'est relié à chaque diocèse. Caritas peut être orienté vers différents types de populations comme l'intégration des gytans, la socialisation de personnes âgées, l'aide à des personnes handicapées, distribuer du matériel ou des repas chauds, etc... Discuter avec Christina nous a fait prendre conscience des difficultés de la vie en Roumanie. Par exemple, l'âge moyen de la mortalité est de 61 ans et le salaire minimum est compris entre 100 et 200 euros ! Donc, par exemple, en tant que volontaires, étant donné qu'on est logés, nourris et qu'on reçoit 60 euros d'argent de poche par mois, on est plus riches que ceux qui gagnent le « SMIC » en Roumanie !! Ici aussi, apparemment, pour être reconnu, on doit faire des études. Or, les programmes scolaires sont élitistes, ce qui élimine un certains nombre de personnes... Autre problème, les aides sociales sont plus avantageuses qu'un salaire, si on s'y prend bien. Donc beaucoup de parents ne travaillent pas, ou travaillent ponctuellement... Bref, les enfants à Caritas appartiennent à tout un système, avec d'une part la Roumanie et d'autre part la culture rom. Une culture à découvrir petit à petit...
Sinon, mercredi soir, avec mes quatre colocs on a regardé dans l'appart « Madagascar 2 », façon home cinema grâce au rétroprojecteur d'Alexa. Et vers la fin du film, j'entends Alexa qui murmure à Fabio « Pchchchpfpf, chch... Candles »! J'ai compris. Un peu plus tard, imprégnant l'appart d'un « happy birthday » général, ils sont tous allés chercher un gâteau recouvert de bougies « bricolage », façon ergo ! En fait, il s'agissait de pailles découpées avec une allumette raccordée au bout grâce à un peu de cire ! Et oui, moyens du bord. En tout cas, ça m'a fait drôlement plaisir. Mais je pensais que ça allait s'arrêter là... Et ben non !! Le lendemain, j'enchaîne Caritas, YMCA et je termine avec Elsa par un groupe « de jeux » à la mairie, pour voir ce que c'est. C'est parti pour trois heures ! Je suis crevée, j'ai faim et même si ce groupe est intéressant, avec un bon état d'esprit, ma tête est occupée par des besoins primaires : rentrer, manger une nourriture normale, dormir. Et au moment de la pause, Onoriu, la personne qui nous a recommandé ce groupe, nous dit « on doit rentrer maintenant, Alexa a cassé sa clé dans la porte et elle attend dans le couloir ». « Ok, ok, let's go » ! Et j'avoue que ça m'arrange quand même bien de rentrer... Sur le chemin, une autre personne de YMCA nous rejoint, je me dit « ça doit être pour nous aider ». On arrive dans le couloir, pas d'Alexa « Etrange... ». Elsa sort sa clé, la fait valser d'un tour et la porte s'ouvre subitement sans aucun problème... « Tiens, c'est bizarre... Ha... Bug... bug... Mais, c'est vrai, c'est mon anniversaire aujourd'hui... qu'est-ce que je peux être naïve, c'est un coup monté !!! ». Je rentre dans l'appart encombré de ballons et j'aperçois une quinzaine de personnes qui surgissent de ma chambre ! Parmi eux, il y avait même des gens que je ne connaissais pas !! Ralala ces roumains, ils ne peuvent pas louper une occasion de faire la fête ! En tout cas, ça fait chaud au coeur ! Je voudrais vous remercier aussi pour vos messages de la France, car ça m'a fait drôlement plaisir !!
La semaine prochaine est encore totalement différente... Bianca, Fabio, Elsa et moi allons à Bucarest de dimanche à vendredi, pour notre « EVS Arrival training ». On va rencontrer d'autres volontaires SVE qui viennent d'arriver en Roumanie. D'après ce qu'on a lu, il y a aurait encore une invasion d'italiens... On part samedi soir en train, pour arriver dimanche matin... Et oui, en Roumanie, il ne faut pas être pressé pour traverser le pays !!
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